Extraits vérifiables
L'export juridique donne toute la session. Souvent, on n'a besoin que d'un moment : 40 secondes à confier à un avocat, à un journaliste, à une rédaction. L'extrait vérifiable sert à ça : il se prouve seul, sans rien révéler du reste de la session.
Préparer un extrait
L'extrait est disponible quand la session est close. Depuis la session, choisissez Extrait vérifiable, puis :
- la prise, s'il y en a plusieurs ;
- le début et la fin, segment par segment (2 à 3 secondes chacun) ;
- Préparer l'extrait.
L'archive est assemblée dans votre navigateur. Si un segment manque dans la plage choisie, le trou reste visible dans la preuve : il n'est jamais comblé.
Un contact à qui la session est partagée peut aussi préparer un extrait. Chaque extrait est inscrit dans le journal de la session.
Ce que contient l'archive
| Fichier | Contenu |
|---|---|
segments/<n>.<ext> |
Les originaux déchiffrés, non ré-encodés |
chiffre/<n>.bin |
Les mêmes segments, tels que le serveur les a reçus, chiffrés |
preuve.json |
Pour chaque segment : ses métadonnées publiques, son chemin jusqu'à la racine de la session, et la clé qui n'ouvre que lui |
segments-root.json, .sig, .tsr |
La racine de la session, signée par le serveur à la clôture, et son horodatage par une autorité tierce |
extrait.webm |
La plage assemblée en un seul fichier, pour la regarder (hors preuve) |
VERIFICATION.md |
La notice, avec les commandes openssl |
Le journal, les positions, le nom de la session et les autres prises ne sont pas inclus.
Pourquoi c'est une preuve
À la clôture, le serveur calcule une racine qui résume tous les segments de la session, la signe et la fait horodater par une autorité indépendante. Chaque segment de l'extrait est relié à cette racine par un court chemin d'empreintes : impossible d'en ajouter, d'en retirer ou d'en modifier un sans que la vérification échoue.
Chaque segment est accompagné de sa propre clé. Elle ouvre ce segment et aucun autre : ni la clé de la session, ni le reste des images ne sont divulgués. Avec elle, un tiers constate que le fichier chiffré reçu par le serveur donne exactement le fichier en clair fourni : il n'a pas à croire le téléphone sur parole.
Ce que cela prouve : ces fichiers sont exactement des segments reçus par le serveur à ces heures, consécutifs dans cette prise, dans une session close et horodatée. Ce que cela ne prouve pas : ce qui s'est passé hors champ, avant ou après la plage.
Vérifier une preuve
La page Vérifier une preuve est publique : pas besoin de compte. Déposez l'archive d'un extrait ou d'un export juridique. Tout se fait dans le navigateur, le fichier n'est envoyé nulle part.
Chaque contrôle s'affiche avec son résultat : signature du serveur, horodatage, appartenance de chaque segment à la racine, ouverture avec sa clé, chaînage, trous déclarés. La page compare aussi la clé du serveur avec celle que ripoux.fr publie aujourd'hui.
Pour l'horodatage (norme RFC 3161), la page vérifie que la preuve d'horodatage (fichier .tsr) porte sur ce document et qu'elle est signée par le certificat qu'elle contient. Faire confiance à l'autorité elle-même reste votre choix : la commande openssl de VERIFICATION.md le vérifie avec son certificat officiel.
Si l'autorité d'horodatage n'avait pas encore répondu quand l'extrait a été préparé, il reste vérifiable, sans date tierce. Préparez-le de nouveau un peu plus tard pour l'obtenir.